La guerre, puis la décolonisation, ont un rude impact sur les activités de British American Tobacco.

Après la Seconde Guerre Mondiale et la perte de ses opérations chinoises, le Groupe traverse une période difficile et doit se retirer de plusieurs marchés mais les ventes mondiales continuent d’augmenter.

Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945)

La Seconde Guerre Mondiale porte un coup terrible aux activités de British American Tobacco : en Europe, ses opérations sont sérieusement contestées tandis qu’en Extrême-Orient, le Groupe perd contact avec ses sociétés. En 1937, l’invasion japonaise en Chine (où les ventes annuelles dépassaient 55 milliards de cigarettes) empêche toute activité commerciale pendant plus de quatre ans.

En 1942, les bénéfices qui s’étaient stabilisés autour de 5,5 M£ depuis la grande dépression retombent à 3 M£. La croissance ne reprendra pas avant la fin des hostilités.

Un monde nouveau

L’après-guerre est également une période difficile pour British American Tobacco, qui doit faire face à de nombreux problèmes : contexte économique troublé, inflation, hausse du prix du tabac, nécessité de remplacer les actifs détruits pendant la guerre... autant d'éléments dont l'impact se fait sentir sur les bénéfices.

En 1952, date du 50ème anniversaire de British American Tobacco, l’environnement commercial entame une nouvelle mutation. Au final, la guerre aura entraîné la perte directe ou indirecte de plusieurs marchés, parmi lesquels l’Egypte, l’Indonésie et la Chine. Mais en dépit de l’instabilité politique de certaines régions, le Groupe poursuit son avancée.

Une nouvelle direction

En 1953, la nomination de Duncan Oppenheim à la présidence marque un nouveau tournant. Son expertise juridique et ses manières raffinées seront pendant 13 ans des atouts précieux et un gage de stabilité pour le Groupe.

Entre 1953 et 1955, le chiffre d’affaires du Groupe BAT le place au troisième rang des sociétés anglaises, allemandes et françaises. En 1960, ses ventes dépassent les 280 milliards de cigarettes et ses bénéfices atteignent la barre des 58 M£.

En 1956, British American Tobacco rachète la société B&H qui devient l’un des piliers du Groupe sur le marché international.

Diversification

Dès le début des années 1960, British American Tobacco décide de diversifier ses activités : papier, pulpe, cosmétique, agro-alimentaire, etc. Le Groupe investit très vite dans Wiggins Teape et Mardon Packaging, puis rachète en 1964 la société Lenthéric. Parallèlement, Brown & Williamson et BAT investissent dans l’agro-alimentaire en Afrique du Sud et en Australie.

En 1966, British American Tobacco se porte acquéreur du fabricant de cigares Henri et ses bénéfices dépassent les 100 M£ pour la première fois. Le nouveau président, Denzil Clarke, renforce et accélère la politique d’acquisition.


Page mise à jour le 01/02/2011 16:55:48 GMT