En Amérique centrale, on trouve dans les temples anciens datant de 1000 ans avant JC, des sculptures représentant des prêtres Mayas fumant la pipe.

Le tabac était utilisé en médecine pour soigner les blessures et soulager la douleur. Plus tard, les Aztèques intègrent l’inhalation de la fumée dans leurs rites religieux.

En 470 après JC, les tribus Mayas commencent à se disperser, et le tabac voyage avec elles. Il s’étend vers l’Amérique du Sud où on le fume roulé dans des feuilles de maïs ou de palmier, et vers le Nord dans la région du Mississippi, où les indigènes fabriquent des pipes en argile, en marbre ou avec des pinces de crabes, voire à deux tiges, pour inhaler directement par le nez. Il est également courant que le tabac soit mâché, surtout en Amérique du Sud, où il est mélangé à du citron vert.

Lorsque Christophe Colomb débarque aux Bahamas en 1492, sur une île qu’il baptise San Salvador, les tribus Arawak offrent des feuilles de tabac séchées à l’explorateur. Ne comprenant pas leur usage, il les jette. Un mois plus tard, ses lieutenants Rodrigo de Jerez et Luis Torres tombent sur des villageois en train de faire brûler des feuilles de tabac séchées, et d’inhaler la fumée à l’aide d’un bâton creux taillé en Y, appelé tobago ou tobaca.

Jerez est sans doute le premier non Américain à avoir fumé. Lorsqu’il revient dans sa ville natale d’Ayamonte, au temps de l’Inquisition, les saints inquisiteurs l’accusent de pactiser avec le diable en voyant de la fumée sortir de sa bouche et l’emprisonnent pour 7 ans. A sa sortie, fumer est devenu une pratique courante.


Page mise à jour le 01/02/2011 16:55:55 GMT