En 1725, le pape Benoît XIII cède à la mode et autorise à priser dans la cathédrale Saint-Pierre, abolissant une interdiction vieille de 75 ans. En 1779, pressentant une activité lucrative, le Vatican ouvre sa propre manufacture de tabac.

Au début du 19ème siècle, les soldats britanniques et français combattant en Espagne pendant les guerres napoléoniennes en ramènent le cigare, qui devient rapidement très populaire. Sa consommation augmente avec l’invention des allumettes au phosphore. Le premier salon fumoir fait son apparition au parlement anglais.

Avec la guerre du Mexique en 1876-78, l’usage du cigare connaît un succès considérable. Les soldats le fument pour soulager la fatigue et calmer la faim.

Vers les années 1850, les mouvements de tempérance aux Etats-Unis incluent le tabac dans leurs campagnes. Le révérend George Trask, ancien fumeur, fonde la société américaine contre le tabac, dont il est président, vice-président, secrétaire, trésorier et auditeur. On voit apparaître les premiers compartiments fumeurs dans les chemins de fer britanniques.

En 1881, un Virginien, James Bonsack, invente une machine capable de fabriquer 120 000 cigarettes par jour. James «Buck» Duke, qui sera 21 ans plus tard le premier président de British American Tobacco, achète deux machines.

A la fin du siècle, une loi interdit la vente de cigarettes aux mineurs dans 26 Etats d’Amérique. Et Lucy Page Gaston, professeur et journaliste de l’Illinois, membre de la ligue chrétienne de tempérance des femmes, fonde la Ligue anti-cigarettes de Chicago.


Page mise à jour le 22/07/2019 17:47:13 GMT