Le snus

Le Snus

Le Snus est une poudre de tabac humide vendue en vrac ou en petits sachets et qui se place entre la gencive et la lèvre supérieure.

Apprenez-en plus sur le Snus dans la section qui lui est consacrée.

Encouragé par les recherches indépendantes qui prouvent que le Snus serait moins nocif pour la santé que les autres formes de produit du tabac qui se fument, et malgré le fait que sa commercialisation soit encore interdite dans l’Union européenne, le Groupe British American Tobacco a fait le choix de concentrer ses efforts sur ce produit.

L’histoire d’une interdiction

En mai 1992, l’Union européenne (UE) a interdit la commercialisation du tabac à usage oral, à l’exception des produits destinés à être fumés ou mâchés. La principale raison de cette interdiction était que l’on supposait, à l’époque, que le Snus était un produit « d’entrée » vers la cigarette, c'est-à-dire que l’on avait plus tendance à se mettre à fumer en commençant à consommer du Snus.

Cependant des dérogations à cette interdiction ont été accordées au sein de l’UE en ce qui concerne les produits, le type et la géographie du tabac à usage oral. Ainsi, en Suède, la consommation de Snus est extrêmement liée à la culture des Suédois, et intégrée dans leurs habitudes. Cette consommation a été jugée suffisamment importante pour que le pays obtienne une dérogation lors de son entrée dans l’Union européenne, en 1995.

Au Danemark, le Snus en vrac, considéré comme un « produit du tabac traditionnel » bénéficie également d'une dérogation.

« L’expérience suédoise »

En Suède, la grande popularité du Snus a donné lieu à un phénomène unique en son genre souvent appelé « l’expérience suédoise ». Il s’agit du terme utilisé par les scientifiques pour désigner le caractère particulier des habitudes de consommation de tabac dans ce pays et leurs conséquences sur la santé publique.

La Suède possède en effet les caractéristiques suivantes :

  • La consommation de tabac sans combustion par habitant y est la plus élevée d’Europe, alors que la consommation de cigarettes y est la plus faible,
  • Le taux de mortalité par cancer du poumon et par cancer de la cavité buccale y est le plus faible d’Europe,
  • Le pourcentage de décès liés au tabagisme y est l’un des plus faibles parmi les pays développés.

Cette « expérience suédoise » a incité certains membres au sein de la communauté de santé publique à proposer que le Snus entre dans le cadre d’une stratégie de « réduction de la nocivité » afin de réduire l’impact du tabagisme sur la santé publique.

La situation aujourd’hui

Dans le cadre de la récente révision de la directive sur les produits du tabac demandée par l’Union européenne, la Commission européenne a soumis l’étude du Snus à son comité scientifique, le SCEnIHR. Le rapport de ce comité a été rendu public en février 2008. Parmi ses conclusions, on notera particulièrement que le Snus suédois est moins dangereux que les autres produits du tabac sans combustion dont la vente est actuellement autorisée dans l’Union européenne, et qu’il représente un risque considérablement plus faible pour la santé que la cigarette. Les études scientifiques ne confirment pas par ailleurs l’hypothèse selon laquelle la consommation de Snus entraînerait la consommation de cigarettes.

La position de BAT

A l’origine, l’interdiction du Snus dans l’Union européenne était fondée sur lien supposé entre la consommation du Snus et certains types de cancer, ainsi que sur l’idée que le Snus entraînait la consommation de cigarettes. Le rapport du SCEnIHR conteste sérieusement les hypothèses avancées.

Etant donné le rôle potentiel du Snus dans la réduction de la nocivité des produits du tabac, nous espérons que les dernières informations au sujet de ce produit permettront de provoquer d’avantage de débats au sein des instances européennes et des Etats membres, et, peut-être, à terme, nous autoriserons-nous à proposer sur le marché, entre autre français, un produit du tabac moins nocif que les produits actuellement commercialisés.

British American Tobacco France

British American Tobacco France a pris l’initiative d’écrire le 23 juillet 2009 au Président de la République, Nicolas Sarkozy, afin d’attirer son attention sur la nature de ce produit et de lui demander de mettre en œuvre les moyens aux niveaux français et européen pour autoriser la commercialisation du Snus dans les délais les meilleurs.

Initiative que British American Tobacco France a renouvelée en écrivant en décembre 2009 aux députés français.

British American Tobacco France a eu l’opportunité de présenter ce produit et de demander la levée de son interdiction de commercialisation lors de son audition en mai 2009 par la Mission parlementaire, initiée par le Président du Groupe UMP Jean-François Copé, et conduite par les députés Richard Mallié, Thierry Lazaro, et Jean-Marie Binetruy, Mission qui avait pour objectif d’établir un bilan d'étape du Contrat d'avenir et de proposer des nouvelles pistes au soutien de l'activité des Buralistes.

Dans son rapport déposé début novembre 2009, la Mission Parlementaire a rappelé la nécessité et l’intérêt du développement de nouveaux produits et de nouvelles activités commerciales pour les buralistes.

Le Snus est aussi une réponse concrète aux demandes de diversification que formulent les 28000 buralistes de France.

Thierry Lazaro, député du Nord, a déposé en mai 2010 une proposition de loi afin d’autoriser la commercialisation du Snus en France.

C’est sur l’ensemble de ces expériences et analyses que British American Tobacco France multiplie les initiatives afin que la commercialisation du Snus soit autorisée en France.


Page mise à jour le 07/02/2011 16:48:31 GMT