L'arrêté du 5 mars 2003 fixe les teneurs maximales de goudrons, de nicotine et de monoxyde de carbone pour les produits mis en vente sur le marché français, en conformité avec la directive européenne du 5 juin 2001, soit, par cigarette : 10 mg pour le goudron, 1 mg pour la nicotine et 10 mg pour le monoxyde de carbone.

De quoi s’agit-il exactement?

Les goudrons:

Les quantités de goudrons mesurées dans chaque cigarette varient en fonction des tabacs utilisés d'une part, et de la conception de cette cigarette (ventilation, filtre…) d'autre part. C'est aux goudrons que l'on attribue l'augmentation du risque de cancer du poumon chez les fumeurs.

La nicotine:

La nicotine est un composant naturel du tabac. Elle joue un rôle important dans le plaisir de fumer. Elle a également des effets pharmacologiques avérés, à la fois de stimulant et de relaxant, sur le système nerveux central. On estime, en général, que la nicotine provoque la dépendance.

Le monoxyde de carbone (CO):

Toute combustion d'une substance organique produit du monoxyde de carbone. On en trouve donc dans l'élément gazeux de la fumée de tabac, qui contient également de l'azote, de l'oxygène, de l'oxyde nitrique et des composants tels que l'acétaldéhyde, le cyanure d'hydrogène et l'acroléine. On considère que le CO augmente les risques cardiovasculaires chez le fumeur, car il se combine à l'hémoglobine du sang, réduisant sa capacité à véhiculer l'oxygène.

Les modalités d'analyse et de vérification des teneurs – ou taux – ont été définies dans la loi du 9 juillet 1976 relative à la lutte contre le tabagisme (loi Veil), complétée par la loi du 10 janvier 1991 relative à la lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme (loi Evin).

Comment contrôle-t’on la conformité des teneurs en goudron, nicotine et monoxyde de carbone des cigarettes?

On utilise une méthode standard mise au point par l'ISO (Organisation Internationale de Standardisation). Une "machine à fumer" tire chaque minute une bouffée de 35 millilitres pendant deux secondes, jusqu'à ce que la cigarette soit complètement fumée.

Cette machine possède un filtre qui piège l'élément particulaire de la fumée et laisse passer l'élément gazeux dont on peut alors mesurer le niveau de monoxyde de carbone. La matière particulaire totale recueillie sur le filtre est pesée, séchée et repesée. La nicotine est alors extraite, sa teneur est déterminée par des mesures faites en laboratoire et inscrite sur les paquets. Les teneurs en goudrons portées sur les paquets de cigarettes, quant à elles, indiquent le poids de matière sèche qui reste après extraction de la nicotine.

La vérification est confiée au Laboratoire National d'Essais (LNE) qui effectue 5 campagnes de vérification par an sur chacun des produits mis en vente. Si le LNE constate que les teneurs mentionnées ne concordent pas avec ses analyses, il en avertit le fabricant qui doit soit modifier le produit, soit rectifier les chiffres portés sur les paquets. En fin d'année, le LNE envoie un rapport d'analyse aux fabricants et au Ministère de la Santé.


Page mise à jour le 01/02/2011 16:56:39 GMT